Lexique

Cubisme:
Le cubisme est un mouvement artistique qui s’est développé de 1907 à 1914 à l’initiative des peintres Georges Braque, Pablo Picasso, Jean Metzinger, Albert Gleizes, Robert Delaunay, Henri Le Fauconnier et Fernand Léger. Le terme cubisme provient d’une réflexion d’Henri Matisse, qui, pour décrire un tableau de Braque, parla de « petits cubes ».Le cubisme prend sa source dans une lettre de Cézanne en 1904 : « Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, soit que chaque côté d’un objet, d’un plan, se dirige vers un point central. ». Le Cubisme est un mouvement artistique décisif de l’histoire de l’art contemporain par la conception d’un espace pictural qui ne soit plus une simple imitation du réel. Le Cubisme bouleverse la notion de représentation dans l’art.

Fauvisme :
Premier scandale artistique du XXe siècle, le fauvisme est une avant-garde picturale. Au salon d’Automne de 1905 sont regroupés dans la même salle les tableaux de jeunes peintres qu’un critique nomme, par dérision,  » la cage aux fauves « . Ils souhaitent libérer la couleur de tout désir d’imitation de la réalité pour renforcer sa force expressive et retrouver la simplicité de dessins d’enfants. Il se caractérise par l’utilisation d’une couleur libérée et violente profonde,  une liberté de représentation et un éloignement du principe de ressemblance. On peut citer les peintres Derain, Marquet, Matisse, Vlaminck, Dufy, Van Dongen.

Surréalisme :
Le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique né après la  Première Guerre mondiale ; ce mouvement succède au dadaïsme. Ce mouvement repose sur le refus de toutes les constructions logiques de l’esprit et sur les valeurs de l’irrationnel, de l’absurde, du  rêve, du désir et de la révolte.
André Breton, sur la définition du surréalisme :
«Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit  verbalement, soit de tout autre manière, le fonctionnement réel de la  pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par  la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »
Le mouvement surréaliste repose donc sur la volonté de libérer  l’homme des morales qui le contraignent et des académismes qui  l’empêchent d’agir, c’est-à-dire nuisent à la force créatrice.
Souvent, les écrivains surréalistes se libèrent de la contrainte du sens dans leurs productions littéraires ; c’est ainsi que le groupe surréaliste s’adonnait au jeu du « cadavre exquis », jeu qui consiste à écrire des phrases « au hasard, chaque participant donnant un seul élément de phrase […] sans connaître les autres ». De même, dans la peinture, René Magritte joue souvent sur le décalage entre le titre et le sujet représenté.
Le mouvement est défini par André Breton dans le Manifeste du surréalisme, publié en 1924. Parmi les écrivains surréalistes, on peut citer Paul Éluard (1895-1952), Philippe Soupault (1897-1991), Robert Desnos (1900-1945), Antonin Artaud (1896-1946) ou encore Georges Bataille (1897-1962). Parmi les peintres, citons Max Ernst, Salvador Dalí, René Magritte et Juan Miró.